Ce que je vais vous dire va peut-être vous étonner.
Vous considérez que vous avez des défauts ? Hé bien je vous propose de les
aimer. Ils sont, dans les contes, comme le chien affamé qui garde le château où
est la belle : si le héros lui donne à manger, il le laisse entrer. Quand
on s’occupe de ce que nous considérons comme nos défauts, ils perdent leur
nocivité. Si nous trouvons la bonne façon de faire la paix avec eux, nous
pouvons même les mettre au service de nos projets. Quelle délivrance quand on cesse
la guerre intérieure ! Il n’y a pas de dieu, pas de diable pour nous
récompenser ou nous punir. Nous ne serons pas jugés.
Henri Gougaud, Paroles d’Atelier
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